Le premier mouvement exprime la genèse de l'entreprise, depuis la naissance d'une idée jusqu'à la fondation de la société.
Le deuxième mouvement présente d'abord l'entreprise comme le lieu de réunion des employés, et ensuite, dans la description d'un inventaire disparate des espaces, chacun va trouver sa place pour au final devenir l'organe d'un système unique réfléchi et équilibré.
Dans le troisième mouvement l'entreprise humaniste agit d'abord avec philosophie dans son métier, puis face au stress et aux dangers qui menacent dans son environnement, elle apporte dans sa réaction des solutions d'apaisement et de plénitude.
Dans le quatrième mouvement, l'entreprise vit son aventure dans la multiplication des actions de son personnel et elle écrit son histoire grâce à la conjugaison des talents de chacun.
Enfin le cinquième mouvement dévoile l'entreprise comme une conscience collective qui évolue dans le temps avec la nostalgie du passé, la force et la responsabilité du présent et un esprit ouvert vers les grands horizons de l'avenir.
Enregistré le 29 août 2009 à la chapelle du Centre diocésain de Besançon (25).
En l’absence de soutien des pouvoirs publics, les jeunes talents se tournent vers le monde de l’entreprise. L’Association LA-MI suit le mouvement pour les accompagner dans cette démarche où la qualité du résultat prime sur la littérature des grands formulaires de demandes de subventions.
Imasonic est une société reconnue internationalement dans la conception et la production de transducteurs ultrasonores pour des applications sur mesures ou innovantes liées à la santé, la sécurité ou à la qualité. A l'occasion de ses 20 ans, elle a choisi Nelson MALLEUS pour la réalisation d’un diaporama musical présentant les grandes valeurs de l’entreprise : respect des personnes, confiance et responsabilité. La question se pose de savoir comment un jeune homme de 19 ans a acquis la confiance des commanditaires.
Au départ ce musicien-compositeur a été repéré lors de ses concerts, n’hésitant pas à présenter ses compositions pour orchestre au milieu des œuvres de ses illustres prédécesseurs. Ensuite Monsieur Gérard FLEURY, Président d'IMASONIC et Madame Monique MATHIEU, Directeur Général, ne sont pas restés insensibles à la fibre technologique de Nelson, par ailleurs élève en faculté de Sciences. Mais au-delà de la simplicité mesurée de cet aimable étudiant, c'est surtout l'expression de ses talents musicaux, de sa créativité générale et de son sens de la qualité dans ses prestations qui ont décidé du choix final. Car il restait à franchir le pas de réussir à gérer une commande dans les conditions du contrat : écrire la partition, monter l’orchestre, diriger, enregistrer, sélectionner les photos, mixer et finalement graver le DVD à remettre dans les délais.
Nelson a relevé ce challenge avec maestria, dévoilant une œuvre musicale très riche transportant l'auditeur bien plus loin que l'illustration visuelle pour explorer la philosophie humaniste dans le sens du développement de la dimension humaine. Il s'agit d'un véritable condensé d’émotions et de sensations en 5 mouvements sur 12 minutes à écouter et réécouter sans modération avec les lecteurs de musique sur la page (le diaporama est réservé à l'usage de l'entreprise).
Menu de la pageCependant, ces recherches me passionnent moins que l'écriture musicale elle même, et au bout du compte je proposais à Mme MATHIEU et M. FLEURY d'intituler la pièce « IMASONIC ». La réponse ne fut guère encourageante et me replongea dans mes premières réflexions. J'explorais alors tout ce que j'avais voulu exprimer dans un contexte général, et je soumettais un nouveau titre qui était une véritable libération pour moi : « A la gloire de l'humanisme industriel. ». Ce titre reste en fait ma vision la plus personnelle de l'œuvre, mais un échange d'email avec M. FLEURY allait rendre la tâche plus ardue mais aussi plus intéressante. Voici un extrait de la réponse de M. FLEURY :
« Sur le titre de l'œuvre: merci tout d'abord d'avoir si bien perçu ce que nous recherchons; cependant le terme "à la gloire de" qui donne l'impression de célébrer un objectif atteint nous gène au regard de ce que nous vivons parfois. A Imasonic, comme je pense dans d'autres entreprises qui cherchent à développer la dimension humaine, nous savons que c'est un but mais que nous n'y parvenons pas toujours. Nous vous suggérons d'inclure dès le titre l'idée que c'est un objectif qui est recherché mais pas toujours atteint; par exemple en remplaçant "à la gloire de" par "à la recherche de".
Plus loin, ma jeunesse dans la conception de l'œuvre m'apparut clairement lorsqu'il cita le commentaire de son père (77 ans) sur le texte de présentation :
« C'est vrai que les mots gloire et humanisme sont à utiliser,l'un avec modération,l'autre avec précaution. Le premier possède un tel éclat et fait penser à Napoléon, Jules César et Alexandre le Grand,que même s'il n'est présent qu'une seule fois (ce qui est le cas dans ce texte) on ne voit que lui !. Parler de gloire pour une éthique me semble un peu .... disons lyrique! »
De même, les réflexions de cet homme sur l'humanisme m'ont permis de découvrir (merci à lui pour les références citées) que l'humanisme pouvait conduire à différentes philosophies et même dépasser le stade de la philosophie :
« Les implications philosophiques de l'humanisme dans le discours actuel (qui est en opposition avec l'humanisme de la Renaissance ) tendent à en faire aujourd'hui une sorte de religion de l'homme. C'est un mot particulièrement ambigu! N'oublions pas (parmi d'autres utopies ) celle de l'autogestion qui conduisit à la ruine de Lip en 1973. Le mouvement appelé "parti humaniste" en France (même si l'on peut adhérer à certaines de ses revendications), a aussi été cité dans un rapport parlementaire sur les sectes en 1995! »
M. FLEURY m'a ainsi fait comprendre que je n'avais pas terminé mon travail avec les mots suivants:
« Il est vrai cependant que nous entendons souvent le mot « humanisme » exprimé après une visite de notre entreprise. Je pense néanmoins que c'est un mot à utiliser avec précaution comme d'autres mots en « isme » car le périmètre de son sens varie largement suivant les personnes. Pour ma part je préfère évoquer le développement de la dimension humaine.
Qu'en pensez-vous ? »
Le résultat un peu moins lyrique est devenu : « A la recherche d'une industrie à la mesure de l'homme. ».
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